Les terres de Saint-Zotique ont toujours joué un rôle vital dans le développement de la région, trouvant leur essence dans l’agriculture. Dès les premiers jours de sa fondation, l’agriculture était le pilier économique de la communauté, fournissant à ses habitants un moyen de subsistance et de prospérité. L’arrivée du chemin de fer et la construction du canal et de la voie maritime a permis de diversifier par la suite les options pour les travailleurs.
1927
L’histoire de la maladie bovine dans les campagnes, notamment à Saint-Zotique, offre un aperçu fascinant des défis rencontrés par les communautés rurales face aux maladies animales et à leurs répercussions sur la santé humaine et économique. Cette maladie, présente chez les vaches, était également une source de préoccupation pour la santé publique, car elle pouvait se propager aux humains par le biais du lait contaminé. Les zones rurales et urbaines étaient touchées, car le lait contaminé était souvent consommé dans tout le pays. Face à cette menace, le gouvernement fédéral a pris des mesures pour contrôler la propagation de la maladie. Une des initiatives consistait à offrir une indemnisation aux propriétaires d’animaux atteints de tuberculose bovine, encourageant ainsi le contrôle et l’élimination de la maladie dans les troupeaux. Le conseil du village de Saint-Zotique a réagi avec prudence et responsabilité en demandant que tous les troupeaux de la région soient testés pour la tuberculose bovine. Cette mesure visait à protéger la santé des habitants de la communauté et à prévenir la propagation de la maladie
1942
La pyrale du maïs – face au fléau qui menace les cultures du maïs à travers la province, le conseil adopte un règlement dont voici les grandes lignes :
Le nettoyage des champs se fera du 25 au 30 mai. Ce qui inclut
- Ramasser et brûler toute partie de la plante non ramassée l’année dernière dans les champs, bâtisses et fumier;
- Détruire ou brûler les mauvaises herbes dans et autour des champs, servent de refuge à l’insecte;
- Labourer profondément les champs;
- Nommer des inspecteurs : Joseph Claude (St-Thomas), Emmanuel Méthot et Raoul Laurin (Fleuve) qui pourront donner des amandes de 25 $ aux récalcitrants.
1958
Un nouveau défi est apparu sous la forme de la brucellose des bovins. Cette maladie, tout comme la tuberculose bovine, avait des répercussions graves sur la santé des animaux et sur l’économie des éleveurs. Face à cette nouvelle menace, les éleveurs de Saint-Zotique ont de nouveau été confrontés à des pertes financières importantes et à des risques pour la santé de leur communauté. La nécessité de contrôler et d’éliminer la brucellose des bovins est devenue une priorité urgente pour protéger à la fois les animaux et les humains. L’histoire de la lutte contre la tuberculose bovine et la brucellose des bovins à Saint-Zotique témoigne de la nécessité d’une action coordonnée entre les gouvernements, les éleveurs et les communautés pour faire face aux défis de santé publique et économique associés aux maladies animales. Ces efforts ont non seulement permis de protéger la santé des habitants de Saint-Zotique, mais aussi de renforcer la sécurité alimentaire et la durabilité de l’industrie agricole locale. Ainsi le conseil demande au Ministère de l’agriculture du Québec de consentir à la préparation du travail préliminaire de cette maladie en conformité avec la loi.
1962
Afin de protéger les animaux, un règlement fut adopté imposant des sanctions aux propriétaires ou gardiens d’animaux, notamment les taureaux, errant hors de leur enclos. Ce règlement visait à garantir la sécurité des habitants et à préserver la qualité des élevages locaux. Le propriétaire ou gardien de taureau devait le garder dans l’étable ou l’enclos et était passible d’une amande de 25 $ si une vache devenait en gestation par le taureau en liberté.
1973
Les défis rencontrés par les agriculteurs de Saint-Zotique étaient parfois d’ordre naturel. Dame nature, capricieuse au printemps, inonde les champs, retarde les semis et entraine des pertes importantes. L’Union des producteurs agricoles (UPA) joue un rôle important dans la représentation et la défense des intérêts des agriculteurs locaux. La région de Vaudreuil-Soulanges est divisée en trois sections locales, dont Saint-Zotique, regroupant 369 producteurs agricoles sur ses terres.
1979
Cette année vit l’essor de la Ferme Saint-Zotique Ltée, fondée en 1974 par Donald Grégoire, cette expansion marqua une étape importante dans l’histoire agricole de la région, avec un accroissement significatif de la production d’œufs. En 1979, 160 000 poules pondaient 120 000 œufs par jour dans 3 poulaillers, essentiellement distribués chez Steinberg et Dominion. Neuf employés veillent au fonctionnement des poulaillers. Les pondeuses arrivent à l’âge de 20 semaines et sont gardées pour une période d’un an. Par la suite, elles sont vendues à la compagnie Campbell pour l’abattoir qui utilise la chair pour les mélanges à soupe par exemple. Les poulaillers sont vidés et remplis à tour de rôle à tous les 3 mois.
La Ferme Saint-Zotique se veut un des plus grands producteurs de ce genre au Québec puisqu’en moyenne, les fournisseurs possèdent environ 10 000 poules. Elle offre des œufs de qualité A-1, et peuvent être dans l’assiette du consommateur 7 jours après la ponte au lieu de 2 semaines. Le 3e poulailler est aménagé de façon à recevoir le fumier dans le sous-sol pendant un an avant qu’une compagnie ne vienne le chercher pour le transformer en compost. Le fumier des deux autres bâtiments est ramassé par le personnel de la ferme avant d’être étendu sur les terres des fermes environnantes. En 1979, le propriétaire ne prévoyait aucune expansion prochaine.
Les choses ont beaucoup évolué!
1978
Fondation de la Ferme Benoit Vernier, important producteur de maïs sucré et de citrouilles au Québec. Du travail sur trois générations. 1969 : le père de Benoit, Gilles Vernier achète sa première terre de son père et sème du sarrasin et de l’avoine. Au fil des années, l’entreprise s’investit dans la région en acquérant davantage de terres agricoles, cultivées avec ses fils Benoit et Claude. À l’âge de 16 ans, Benoit achète un terrain de 17 hectares et débute la culture du maïs sucré.
1983 : Benoit achète 121 hectares de son père et poursuit la culture du maïs. L’achat de nouvelles terres et la modernisation de ses équipements ont permis d’accroitre son succès auprès des supermarchés d’alimentation. Depuis 2011, la nouvelle génération d’agriculteurs, Philippe et Stéphanie perpétuent la tradition. Sur leur site web, on peut lire qu’ils cultivent maintenant plus de 405 hectares de fraises, citrouilles, courges, haricots et maïs sucré de différentes variétés qu’on retrouve dans les différentes épiceries, supermarchés et magasins de grande surface de notre région.
1998
Bleuetière & Verger St-Thomas est situé au 470, 69e Avenue, Saint-Zotique, fondé en 2014, propriété de François Cuerrier. Cette ferme produit neuf variétés de bleuets sur 8 000 plants et six variétés de pommes, dont Honeycrisp, Royal Gala, Empire et Ginger Gold.
Depuis plus de 50 ans
Situées au 761, 34e Avenue, Saint-Zotique, Les Serres Michel Van de Walle, cultivent depuis trois générations. D’abord ce sont les parents jardiniers, Vitan et Simonne Van de Walle qui tracent le chemin, ils installent leur première serre de vitre à Saint-Zotique et y cultivent des plants de fleurs annuelles. C’est ensuite dans la production de légumes comme les poireaux, choux-fleurs, brocolis et choux-de-Bruxelles qu’ils investissent leur énergie. Deuxième génération : leurs enfants, Michel, Diane et Denis. En 1980, Michel achète l’entreprise, avec sa conjointe Joyce, ils poursuivent le travail et la production de légumes fait place à la production de fleurs annuelles et de plantes potagères – légumes et fines herbes. Aujourd’hui s’est ajouté leur fils Shawn, et l’entreprise compte 39 serres!