L'histoire de St-Zotique

racontée en détails

Joseph Élie, le petit gars de Saint-Zotique

Joseph était un homme d’affaire très influent dans le domaine de la navigation pétrolière en particulier. Sa biographie suit ce texte et résume toutes les sphères de sa vie personnelle et professionnelle. Né le 23 juin 1874 à Saint-Zotique, ses parents étaient André Élie et Marie Célina Bissonnette, son parrain a été Dominique Bissonnette et sa marraine Marie Bray.

(Tiré des Biographies Canadiennes-Françaises, 15e édition, Montréal, 1948, par Me J.-A. Fortin)

M. Joseph Élie est un de ceux qui prouvent aux sceptiques que les aptitudes commerciales des Canadiens français sont réelles, pourvu qu’elles soient appuyées par le travail, la persévérance et des habitudes d’ordre. Si la prospérité lui sourit, Joseph Élie n’attribue pas ses succès dans sa carrière à la fortune, mais à une ardeur constante à satisfaire sa clientèle, à s’adapter aux conditions nouvelles de la vie. Joseph Élie a le grand mérite d’être un pionnier, d’être le premier Canadien français à établir une raffinerie de pétrole.

Joseph Élie est né le 23 juin 1874, à Saint-Zotique, dans le district électoral de Soulanges, du mariage d’André Élie, cultivateur puis industriel, et de Célina, fille de Dominique Bissonnette.

En 1893, à l’âge de 19 ans, il débuta à son propre compte dans le commerce de charbon, de bois de chauffage, de grain et de foin. Son établissement était à la Pointe Saint-Charles, rue Hibernia, là où se trouve la Elie Coal Co. Après la guerre, il a ajouté à son commerce de charbon celui des produits pétroliers. En 1926, il prit l’initiative d’importer par vaisseaux ses produits pétroliers et de bâtir son commerce sur une plus grande échelle. En 1931, il construisit à Montréal-Est sa propre raffinerie de pétrole; c’était la première du genre établie par un Canadien français. À la fin de 1932, il cédait ses intérêts à une organisation nouvelle formée pour grouper entre eux les marchands de pétrole canadiens-français. En 1935, il inaugura un commerce de transports maritimes par navires-citernes. Ce commerce a, par la suite, pris des proportions considérables. En 1937, il forme une nouvelle organisation pour la vente des produits pétroliers, pour la fabrication et la vente du pétrole, avec siège social au 31, Saint-Jacques-Ouest.

M. Joseph Élie a pris une part active aux affaires publiques dans tous les domaines. En 1914, il fut élu échevin de Montréal, pour le quartier Saint-Gabriel et il siégea comme tel durant dix ans. Vers 1924, il abandonna la politique active.

Il est actuellement président de General Petroleum Refineries Ltd., président de Joseph Elie Ltée, directeur de Transit Tankers and Terminals Limited.

Tout en poursuivant ses activités dans son industrie, il a développé une ferme consacrée particulièrement à l’élevage du cheval belge. Il s’occupe aussi de finances privées et de diverses œuvres de bienfaisance.

Il est membre de plusieurs sociétés, entre autres, les Chevaliers de Colomb, les Artisans Canadiens-français, l’Alliance Nationale.

M. Joseph Élie est membre des clubs suivants : Réforme, Club St-Denis, Laval-sur-le-Lac, les Oliviers. M. Élie trouve ses récréations favorites dans l’élevage et l’horticulture. Il aime aussi les voyages. Il a fait plusieurs fois le tour de l’Europe; il est allé en Algérie et au Mexique, plusieurs voyages en Amérique du Sud. Quant aux États-Unis, on peut dire qu’il les a parcourus en tous sens.

Le 13 juillet 1900, il épousait Malvina, fille de Joseph Dubois, de Montréal. De son mariage sont nés les enfants suivants : Bertha, Gaston, Rita, Lionel, Simone, Gérard et Mariette.

Libéral en politique.

Domicilié à 4892, Boul. Westmount.

Décédé en 1969, Joseph Élie repose en paix auprès de sa famille au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal (parcelle no. A00029D)