Loi dominicale
1929
Selon la loi de l’église catholique, il est interdit de travailler le dimanche. De plus, la Commission des liqueurs [1] exige la fermeture des bars entre 22 heures le samedi soir et 9 heures le lundi matin.
Quant à la municipalité, elle exige la fermeture de certains commerces sous peine d’amendes, affiche le règlement à la porte de l’église et au bureau de poste et en fait la lecture à haute voix à la porte de l’église à l’issue du service divin!
Heures de fermeture et amendes :
- Garages et restaurants : à minuit le samedi soir jusqu’au dimanche à midi, sous peine d’amende de 20$
- Magasin général : à minuit le samedi soir jusqu’au lundi à 7 heures, sous peine d’amende de 15 $
- Shop à viande : à minuit le samedi soir jusqu’au lundi à 7 heures, sous peine d’amende de 10 $
[1] En 1921, avec la Loi sur les boissons alcooliques, la Commission des liqueurs de Québec est officiellement créée. On lui octroie le monopole de l’importation, du transport et de la vente d’alcool. En plus, elle veille à l’octroi de permis pour les hôtels, restaurants, clubs ou encore tavernes.
1934
Le conseil demande au Gouvernement du Québec de faire cesser le transport de camion le dimanche, à l’exception des camions de lait.
Baignade et port du maillot de bain
1926
Les élus doivent intervenir afin de surveiller les mœurs de l’époque. Il sera alors défendu d’aller sur le quai pour se baigner ou de passer dans les rues en costume de bain sous peine d’une amende de 5 $.
Respect des mœurs
1933
Le conseil municipal interdit à Monsieur Campbell l’organisation de danses, et à Madame Martin à faire des luttes ou de la boxe sur leurs terrains privés.
1938
En 1938, un règlement a été adopté pour interdire les jeux de hasard, les jeux d’argent, les machines à sous et les bagatelles sous peine d’amende entre 15 $ et 25 $, plus 15 $ par jour subséquent.
La même année, un règlement sur les mœurs et la moralité a été adopté, régissant la décence et interdisant de se promener dans les rues ou les endroits publics en costume de bain, en culottes courtes indécentes, en pyjama ou en tout autre habit considéré indécent, à moins d’être couvert complètement d’un manteau.
1962
Il était désormais interdit aux enfants d’âge scolaire ou de moins de 16 ans de jouer, d’errer ou de vagabonder dans les rues, les lieux publics ou les terrains de jeux après 21h00, à moins d’être accompagnés d’un parent. Les conseillers municipaux et le directeur de l’école ont le droit et le devoir de reconduire l’enfant fautif chez ses parents ou, après deux incidents, l’emmener à Valleyfield, où le parent devait venir chercher l’enfant et payer les frais.
Licences
Au fil des décennies, la municipalité de Saint-Zotique a mis en place diverses réglementations concernant les licences, reflétant les préoccupations locales en matière de moralité, de contrôle des animaux et de gestion des commerces. En voici quelques exemples.
1921
Durant les années 1920, on se remet du temps de la prohibition au Québec. Alfred Bissonnette bénéficie d’un permis pour la vente de bière. Deux ans plus tard, on procède à la réglementation pour les permis d’alcool. Un règlement sera soumis au vote populaire de vive voix, et la majorité était en faveur. Le règlement stipule que les hôteliers pourront vendre de la bière et du vin en bouteille ou au verre et que la licence émise par la commission des liqueurs coûte 10 $.
1928
Le conseil municipal a établi un règlement détaillant les prix des licences, marquant ainsi le début d’un cadre officiel pour la délivrance des licences dans la commune.
Prix des licences par commerce ou métier :
-
marchand général
4 $ -
marchand étranger
4 $ -
hôtelier
20 $ -
restaurateur
4 $ -
colporteur avec voiture
10 $ -
colporteur sans voiture
5 $ -
épicier
3 $ -
tailleur
5 $ -
modiste
2,50 $ -
barbier
5 $ -
sellier
5 $ -
boulanger
4 $ -
boucher
4 $ -
forgeron
2 $ -
chartier, roulier
2 $
1934
Dans un effort pour se conformer aux standards moraux de l’époque sous la direction des évêques, le conseil a interdit la délivrance de licences pour les salles de danse. Cette mesure reflétait les réglementations liées à la religion en vigueur durant ces années, visant à maintenir un certain niveau de décence publique.
1963
Un permis a été autorisé pour une salle à manger et une salle de boisson à Fernand Ravary pour le Motel St-François sur le lac.
Constables et inspecteurs
Au fil des ans, la municipalité de Saint-Zotique a pris plusieurs mesures pour nommer des constables et des inspecteurs, afin de maintenir l’ordre et la sécurité ainsi que de gérer divers aspects de la vie communautaire.
1922
Le conseil municipal a nommé Georges Pilon comme constable, un poste équivalent à celui de la police municipale.
1926
Charles Grandmaison est nommé constable pour « faire observer le règlement no. 7, de collecter les licences de gazoline, de bière, de banane et fruits … à raison de 1 $ par jour pour la période du 4 août au 1er septembre 1926. »
1942
En raison du danger posé par la pyrale du maïs, trois inspecteurs agraires sont nommés : Joseph Claude et Roméo Méthot, ainsi que Raoul Laurin. On institue la semaine de nettoyage du 25 au 30 mai pour nettoyer et bruler les débris des champs de maïs ainsi que les mauvaises herbes dans et autour des champs de maïs afin d’exterminer la pyrale.
1948
Le constable Wilfrid Leroux reçoit des équipements tels qu’un code de police et une garcette à ressort pour assurer ses fonctions.
Nominations aux différentes fonctions:
- Adrien Rinfret, inspecteur de voirie – St-Thomas
- Albert Leroux, inspecteur de voirie – Ste-Catherine
- Raoul Laurin, inspecteur de voirie – Fleuve
- Séraphin Grondin, inspecteur agraire – St-Thomas
- Maurice Cuerrier, inspecteur agraire – Ste-Catherine
- Alexandre Ladouceur, inspecteur agraire – Fleuve
- Fortunat Lefebvre, estimateur
- Omer Méthot, estimateur
- Edouard Cadieux, estimateur
1960
On abandonne le service de police municipale au profit des services de la police provinciale à Valleyfield ou à Coteau-du-Lac.
1966
Le conseil demande à la Sureté du Québec un agent de sécurité aux abords de la Route 2 pour assurer une surveillance lors de la sortie de la messe le dimanche et ce durant les mois de juillet et août.
Sécurité civile
1973
La municipalité demande à l’Unité sanitaire de Dorion de venir faire une inspection à Notre-Dame-des-Rivières car des chevaux s’y trouvaient et pourraient être à l’encontre d’une loi sur l’hygiène publique.
1975
Le journal Le Progrès annonce la création du comité de Protection civile à Saint-Zotique afin de prendre les mesures d’urgence nécessaires en temps de paix comme en temps de guerre et assurer la protection des citoyens et de leurs biens. Le maire Claude Blanchard et plusieurs élus ont présenté leur certificat de formation informant ainsi la population de leur implication dans la sécurité civile.
De la crise du verglas en janvier 1998 à la pandémie de la Covid 19 et plus récemment des catastrophes naturelles dues aux changements climatiques, nous avons tous eu recours au leadership politique de nos élus. Merci à tous ceux qui ont levé la main et dit PRÉSENT.